Envie de latex, envie de bondage, envie de total bondage en latex.
Une envie mais aussi un pari : je serai enlatéxé et attaché pour la nuit entière.
Une maîtresse implacable (mais pourquoi pas débutante) me fera enfiler ma combinaison intégrale en latex noir hyper moulante, je talquerai l’intérieur et je me glisserai avec difficulté mais bonheur dans ce cocon sensuel et infernal qui recouvrira bientôt intégralement mon corps nu du haut du crane aux orteils (oui elle est vraiment intégrale puisqu’elle est moulée d’une pièce et inclut aussi une cagoule).
Le processus prendra du temps, plusieurs minutes en tout, chaque jambe d’abord, puis la taille, puis un bras, puis l’autre, méthodiquement, jusqu’au doux bruit du zip que ma compagne d’un soir fera remonter dans mon dos jusqu’au somment de mon crâne.
Puis elle emprisonnera mes bras dans le monogant, mettra un baîllon gonflable dans ma bouche, et enfilera une deuxième cagoule en latex sur la première, celle-ci maintenue cette fois avec un collier de cuir cadenassé autour du cou.
Je serai complètement enveloppé, aveuglé, les bruits arriveront feutrés à mes oreilles, je commencerai à flotter dans ma transpiration, rendant mon cocon encore plus confortable, plus sensuel, plus organique, plus définitif.
Le baîllon gonflé dans ma bouche déclenchera déjà un réflexe intense de salivation incontrôlée, qui suintera le lond de mes lèvres sans pouvoir aller plus loin, collé dans la double-cagoule qui enserre chaque centimètre de ma tête.
Envie de latex. Très fort. De sa sensation, de son odeur.
Puis ma tourmenteuse m’intimera l’ordre de me glisser dans le bodybag intégral en latex épais. J’obtempèrerai, je ne verrai rien mais je devinerai… Le body-bag est une sorte de sac de couchage en latex, zippé non pas sur le côté mais devant. Je le devinerai ouvert étalé sur le lit. Ma compagne me fera asseoir en son centre, puis m’allongera sur le dos, manoeuvre rendue difficile par mes bras serrés dans mon dos par le monogant. Je m’allongerai enfin, puis je sentirai la gangue de latex se refermer inexorablement sur moi, autour de moi, jusqu’à ce que le zip arrive en haut de mon cou, lui-même sécurisé par un collier de cuir.
Je bougerai, me frotterai sans pouvoir rien faire d’autre dans ma double peau de latex.
C’est maintenant que ma maîtresse finira le job. Les lanières. Des lanières de cuir noir qu’elle passera autour du body-bag, autour de mon corps une par une, commençant par les chevilles, puis les genoux, le haut des cuisses, la taille et enfin le haut du buste. Puis elle tirera fort sur celles-ci pour me serrer, me serrer encore.
Mommification.
Et je l’entendrai de loin prononcer ces mots : “bonne nuit”.
A partir de maintenant mon épreuve commencera, et le seul repère que je posséderai encore sera le rythme de ma respiration rendue difficile par la double cagoule et le baillon.
Bonne nuit. En latex.
Je veux ça, très fort.

