Toi aussi tu sembles émue, je vois tes jambes et tes épaules frissonner.
Tu appliques maintenant la deuxième partie de mes consignes (ou du scénario dont nous sommes précisément convenus par mail) : tu t’approches doucement du grand lit, puis tu te mets à genou devant ce dernier.
Je m’approche de toi par derrière. Premier contact. Frisson.
Je passe mes mains sur tes épaules, doucement, jusqu’à la base de ton cou. Ce premier attouchement te fait légèrement tressaillir, de surprise mais aussi certainement parce-que mes mains sont froides.
Mes mains sont toujours froides quand je suis dans une situation de stress ou d’excitation, c’est chimique.
Mes mains descendent le long de ton dos jusqu’à ta taille, parcourent tes fesses, puis reprennent leur exploration vers tes jambes.
Et remontent, à l’intérieur de tes cuisses, puis sur ton ventre et tes seins, que je masse doucement puis de plus en plus vigoureusement pendant de longues minutes, jusquà sentir leur pointe se durcir.
Tu respires vite et fort, malgré la maîtrise que tu essaies d’afficher.
A ce moment précis aucun d’entre nous, ni toi ni moi n’avons vu nos visages respectifs. En revanche j’ai un avantage sur toi : je connais maintenant très bien ton corps, sa plastique, la texture douce de ta peau.
Alors que toi, à part l’intérieur de mes mains, tu ne sais rien de moi. Je me permets un baiser dans ton cou, à droite, puis je mordille ton oreille, te sentant encore plus proche…
Je m’éloigne un instant. Tu sens d’un coup un truc caresser ton visage, tes yeux, ton nez… Tu connais cette texture, tu connais cette odeur. Du cuir !
Je passe le bandeau devant tes yeux et je le boucle serré derrière ta tête : tu as maintenant les yeux parfaitement bandés avec cet accessoire idéalement étudié pour ça. Une sorte de masque vénitien, en cuir et sans les trous pour les yeux bien sûr.
Je peux enfin passer devant toi et te faire face. Je ne résiste pas longtemps au plaisir de regarder tes seins : hop, à dégager le soutien-gorge. Tu es toujours à genou, face à moi, et tu ne portes plus que ton string et tes bas…
Je m’éloigne de nouveau. Cliquetis métallique. Tu entends le cliquetis. De ça je ne t’avais pas parlé, je t’avais gentiment prévenue que tout ne pouvait être écrit et qu’il y aurait des surprises… Je passe les menottes autour de tes poignets, mains dans ton dos. Clic-clac, je les verrouille d’un geste ferme. Ca c’est pour les poignets. Classique.
Mais j’ai une petite spécialité (on a tous nos petites spécialités n’est-ce pas) qui ajoute ce je ne sais quoi d’excitant à la situation : une deuxième paire de menottes, que je passe cette fois autour de tes bras, juste au-dessus des coudes. On dirait parfois que l’anatomie féminine est faite pour ça. Clic-clac. Pareil : verrouillé !
Ce double verrouillage provoque un effet immédiat : tu te sens complètement prisonnière et tes bras ainsi serrés dans ton dos avec ce double-menottage forcent à maintenir une position exagérément cambrée du plus bel effet !
Je fais doucement descendre ton string le long de tes jambes jusqu’à t’en débarrasser complètement.
Les bas. Juste les bas. Et le porte-jarretelles. Voilà tout ce qu’il te reste.
Je fais encore quelques photos, que je m’empresse de regarder sur l’écran de mon appareil numérique. Je ne suis pas un as en photo mais elles rendent plutôt bien. Il faut dire que le sujet et la situation s’y prêtent à merveille…
Je passe maintenant au troisième volet de notre histoire. Les choses sérieuses vont commencer…
A suivre…


Retrouver son lit après un bain, s’allonger, épuisé par une longue semaine loin d’ici.

