Retrouver son lit après un bain, s’allonger, épuisé par une longue semaine loin d’ici.
Nu.
Sentir la fraîcheur des draps sur sa peau, enfoncer les écouteurs du baladeur dans ses oreilles.
Craig Armstrong pour s’endormir, partir, divaguer, fantasmer.
Libre et détendu.
Sentir l’excitation de sa propre nudité envahir son corps, monter dans un frisson pernicieux au creux des reins.
Sentir sa verge frémir, puis se raffermir, durcir, inexorablement durcir.
La sentir à point, énorme, appeler votre main.
Essayer de résister, en vain.
Frôler mon sexe avec la paume de ma main, appuyer sans bouger pour faire monter l’excitation, sur cette partie si sensible aux caresses, entre mes bourses et mon gland.
Fermer les yeux, continuer à appuyer, doucement puis fort, en alternant, sentir une décharge électrique dans les jambes.
Décharge électrique qui donne le signal de la fin de la résistance et du début de l’action.
Prendre ma queue à pleine main et commencer des va-et-vient, doucement, puis de plus en plus vite, pendant que mon autre main caresse mon ventre, puis descend vers l’aine jusqu’à se fixer sur mon scrotum pour y exercer une pression constante, amplifiant l’excitation et l’électricité.
Divaguer, imaginer cette fille qui m’attache en croix dans sa cave et qui m’abandonne à mon sort pour la nuit, ou imaginer cette autre fille que j’ai sodomisée, menottée et baîllonnée, il y a quelques temps et qui gémissait avec une sensualité inouïe en faisant cliqueter ses menottes en acier trempé contre mon ventre…
Sentir tous mes muscles se raidir, écarter les jambes, oui, encore, plus, plier les genoux, ma queue ne fait plus qu’une avec ma main, ça vient, une autre décharge électrique parcourt ma colonne vertébrale, puis mes jambes tendues à l’extrême, puis mon ventre, l’intérieur de mon ventre, mon cul, je ne suis plus que tétanie…
Je jouis, fort, j’éjacule plusieurs fois, de longs flots chauds, une première vague épaisse, puis une deuxième plus fluide.
Mes couilles se vident consciencieusement sur ma main, mon ventre, mes draps…
Je continue à jouir plusieurs secondes - interminablement délicieuses - après avoir tout vidé.
Craig Armstrong est toujours là, paroxystique.
Je suis trop épuisé pour redescendre à la salle de bain.
Je m’endors comme ça, sans même essuyer ma main…